jeudi 20 décembre 2012

La Fabrique de l'Histoire

     Cette semaine, l'émission La Fabrique de l'Histoire sur France Culture a consacré un cycle au thème de l'Homme sauvage.

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-l-homme-sauvage-44-2012-12-20


     L'émission d'aujourd'hui se penche plus particulièrement sur les enfants sauvages et 

L'homme sauvage 4/4 0

20.12.2012 - 09:06
Les enfants sauvages et leur place dans l'imaginaire collectif au XVIIe et XVIII et XIXe
Déborah Levy-BertheratLucienne Strivay et Thierry Gineste.

Invité(s) :
Thierry Gineste, psychiatre, fondateur de la Société internationale d'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse, auteur notamment de "Victor de l'Aveyron : dernier enfant sauvage, premier enfant fou" (éd. Pluriel)
Lucienne Strivay, anthropologue à l’Université de Liège, auteur notamment de «Enfants sauvages. Approches anthropologiques» (éd. Gallimard)
Déborah Levy-Bertherat, maître de conférences en littérature comparée à l’École normale supérieure
Thème(s) : HistoireHistoriographieanthropologie



This is a link for a french programme that was diffused on France Culture.  It was consecrated to on savage children/man.  If you understand french, I recommend going to have a look.......lots of interesting stuff in parallel to our story.

jeudi 13 décembre 2012

Making off

Petit extrait de discussions sur les dernières pages en cours...



     Bon, la vérité c'est que j'ai été très marquée dans mon enfance par l'image magnifique de macareux dans les tablettes de chocolat Poulain. Je connaissais pas du tout cette bestiole et j'avais jamais vu un oiseau à la forme si bizarre. C'était mon image préférée de toutes celles que j'ai réussi à avoir. J'ai pas réussi à la retrouver sur le net mais elle faisait partie de cette collection-là :




    Note : Juste au cas où, je précise que l'extrait de tchat FB ci-dessus est un fake, bien sûr. ;-)

 Et au final, les deux sortes de bestioles sont visibles dans la page 63 postées la semaine dernière par Gaëlle. J'ai vraiment super hâte de lui faire dessiner des lucanes et autres bébêtes rigolotes dans la loooongue partie sur la vie en forêt!!



Making of  (a little piece on the last couple pages we are doing......
                                                 
                                                           MONDAY

Aurelie -  Yeahhhh!  We have to put puffins in the book!!!!
Gaelle - Puffins?
Aurelie- Yeah, you know, those diving birds with big colored beeks.  They have them in Canada.
Gaelle - I know what a puffin is. 
 what I mean : where am I suppposed to put them in the casing for decor???? We'll only see the birds it's, it's too much.
Aurelie - Bah, put them up front...
Gaelle - Sure..... well, OK. I'll put them on a rock up front.
Aurelie - Well you know, they're not like common birds, they've got a funny head and that will help to give the idea of "out of the ordinary", like a strange world and all that.
Gaelle - Yeah O.K. I said i'd do it.
Aurelie - \o/

    TUESDAY
Aurelie - yeahhhhh!  We have so got to but buluga whales in the book!!!
Gaelle -..................

vendredi 7 décembre 2012

Etape


Et voilà, 1/3 des planches au trait est fini.

Stage

Voila!!!!  1/3 of the story-board is finished.

jeudi 29 novembre 2012

Survivre avec les loups de Vera Belmont et le sensationnalisme au XVIIIème






     Alors OUI, le livre dont a été tiré le film a été présenté comme une autobiographie et cela s'est avéré être une imposture. La réalisatrice, elle-même réellement juive, s'est beaucoup identifiée à la petite héroïne et a admis par la suite avoir manqué de recul sur cette histoire, comme c'est le cas pour la plupart des gens qui se prennent de passion pour quelque chose et c'est très compréhensible. Reste que le film est très poignant, vraiment bien réalisé, avec une jolie photo et une petite actrice absolument formidable.

     Vera Belmont a déclaré avoir voulu faire un film sur la Shoah et, de ce point de vue, son film est très réussi. On ne peut que penser au personnage d'Adrien Brody dans Le Pianiste lorsque l'on voit la petite Misha errer au milieu de ces paysages désolés et dévastés, croiser parfois d'autres humains qui se trouvent dans une misère et un dénuement abominables.

     Reste que le choix du titre français du livre initialement appelé Misha: A Mémoire of the Holocaust Years  est assez étrange et on peut s'interroger sur l'opportunité de nommer le film ainsi, surtout quand on voit que le passage où la gamine copine avec des loups n'occupe pas plus d'une demi-heure dans un film de deux heures. N'ayant lu qu'un résumé du livre je ne saurais être plus précise à son sujet, mais il me semble évident que la réalisatrice s'est vraiment approprié le sujet et que, à partir du matériau de base, elle a projeté sa propre histoire, construit sa propre dramaturgie, son propre univers.

     Même sans cette histoire de vie parmi les loups, le simple fait d'imaginer une gamine de sept ans traversant la Belgique et l'Allemagne jusqu'à arriver en Pologne ou en Ukraine est déjà extraordinaire et, pour tout dire, peu crédible. Si cela avait été réel, admettons qu'à la rigueur elle ait pu croiser des loups sans se faire bouffer parce qu'ils avaient pas faim, parce qu'ils ne se sont pas sentis menacés, peu importe, elle serait probablement morte de froid et de faim en réalité.

      Alors, au final, pourquoi avoir autant mis en avant cet élément, pourquoi avoir fait en sorte que ce passage assez anecdotique dans le film lui donne son titre ?

     Peut-être que la réalisatrice n'a tout simplement pas voulu changer le titre du livre dont elle s'inspirait, soit par envie de respecter la filiation de son oeuvre, soit par opportunisme, le récit ayant remporté un grand succès en librairie, on se gardera bien de juger la sincérité d'une personne sans la connaître.
(d'ailleurs si l'on pouvait simplement éviter de chercher à juger les gens sans arrêt, le monde se porterait bien mieux, note personnelle...)

      A vrai dire, l'auteure réelle du livre est LE personnage fascinant dans cette histoire, non ? Le processus psychologique qui l'amène à monter ce bateau, comment une gamine en arrive à s'imaginer toute une autre vie pour mieux supporter la triste réalité, la véritable histoire de cette enfant est passionnante également. Il semble qu'elle ait été fille d'un résistant qui aurait trahi tout son réseau sous la torture nazie pour revoir sa fille. Sa véritable vie mériterait un film mais tout cela était trop dur à supporter pour elle. Etre la fille d'un traître ou avoir perdu ses parents déportés, on ne peut JAMAIS hiérarchiser les souffrances, mais les deux destins semblent vraiment peu enviables.

     Si je me suis penchée sur ce film et sa mystification, c'est que j'y ai trouvé certaines interrogations qui font écho à notre travail sur la fille sauvage de Songy...

     En effet, sa biographie Histoire d'une jeune fille sauvage trouvée dans les bois à l'âge de dix ans est également sujette à doutes, erreurs et controverses. A commencer par son auteur au sujet duquel on trouve plusieurs versions. Le livre est tantôt attribué à Mme Hecquet alias Marie-Catherine Homassel de son nom de jeune fille, tantôt à Charles de la Condamine, tantôt aux deux personnes. Ensuite, l'âge de l'héroïne est lui-même remis en question dans cet ouvrage. Mme Hecquet a pris connaissance des articles du Mercure de France parus en 1731 qui donnent environ 18 ans à Marie-Angélique à ce moment-là.
Dans son livre paru en 1755, une note mentionne : "Il y a sûrement ici une erreur ou d'impression ou de copiste. On voit par l'extrait de son baptême en Juin 1732, on ne lui donnoit qu'onze ans; & elle devoit paroitre plus formée qu'une enfant de son âge, son temperament s'étant fortifié par la vie dure qu'elle menoit, exposée continuellement aux injures de l'air. Enfin aujourd'hui en 1754, elle ne paroit pas avoir plus de 33 ou 34 ans, quoiqu'elle ait eu de longues & de fréquentes maladies. "

     Il est évident que Mme Hecquet n'a pas pu commettre une si grosse erreur si elle a eu l'occasion de consulter l'original de l'acte de baptême de Marie-Angélique sur lequel la falsification de l'âge est vraiment flagrante. Peut-être n'a-t-elle pu voir qu'un extrait de baptême certifié par un ecclésiastique. En fervente chrétienne, il a pu sembler plus évident à cette brave dame de songer à une erreur d'impression d'un journal qu'à une falsification commise par un membre du clergé.

     MAIS ne peut-on pas supposer aussi que cette mystification aurait été volontaire ? Est-ce que le sensationnalisme avait déjà cours au XVIIIème siècle ?

Si l'on en croit la façon dont certains « sauvages » ou autres personnes ont été transportées à travers l'Europe comme des phénomènes de foire, si l'on se penche sur des ouvrages comme Les Lettres persanes (qui critiquent la société française sous couvert d'exotisme et que Montesquieu a refusé de s'attribuer, laissant planer le doute sur l'authenticité de l'échange épistolaire) etc, on est tentés de répondre que oui.
Le livre a été publié en 1755 et fut un gros succès de librairie à ce qu'il paraît... Est-ce que cela ne faisait pas paraître le fait plus extraordinaire si le titre parlait d'une enfant sauvage ? D'une gamine de dix ans tout au plus ?

     Et si « l'erreur » avait été volontaire, dans quelle mesure Marie-Angélique en était-elle complice ? Sa mémoire était défaillante et il semble crédible qu'après avoir atteint un tel état de régression elle ait pu avoir l'esprit très perturbé. Le récit reste, après tout, confus sur bien des points mais elle a tout de même identifié des poupées portant des costumes esquimaux, preuve que sa mémoire comportait encore certaines bribes de souvenirs assez clairs. Se tromper soi-même sur son âge de dix ans est tout de même assez extraordinaire et assez troublant pour que l'on puisse se poser des questions.




Surviving with wolves by Vera Belmont and the sensationnalisme in the 18th century.


     And yes, the book from which the film was based had been presented as an autobiography, and it was found out to be an imposture. The directrice, herself a young jewish girl, largely identified herself to the young heroine and admitted later on that she missed judgement on the story.  As is the case for most people that get passionated by somethinng and it's comprehensable.  Never the less, the film is breathtaking, really well realised, (with a super photo) and an little actrice absolutely fantastic.

     Vera Belmont declared that she wanted to do a film on the 'Shoah', and from this point of view the film is quite succesful.  We can't help but think of Adrien Brody in the pianiste, when we see the little Misha wandering in devasted and desolated landscapes, crossing occassionnally other humains who find themselves in an abominable  misery and deprived of all goods.

     We can however question the choix of the french title, the book originally being titled ' Misha, a Memorie  of the Holocost Years' ; as in the movie, the sequence where the young girl becommes freindly with the wolves only lasts about 30 minutes, in a film that's over  two hours long.  Having only read a resumé of the book I can't be more precise on this point, but it seems to me that the directrice has totally apropriated the subjet, with base material projecting her personnal experience, story, drama, and even her univers.

     Even without the part while living with the wolves, just the fact to imagine a seven year old girl traversing from Belgium and Germany, all the way to Poland or Ukraine is Extraordinary, and to be honest quite uncredible.   If it had been real, admitting that she did cross wolves without them eating her because they weren't hungry, or didn't feel in danger, she probably would have died from cold and famine.

     So in the end, why put this element up front in the film, actually quite a little detail, and even making it title?

     Maybe the directrice just didn't want to change the title from the book which inspired her, either by respect, or opportunisme, the story having had a great success in the litterary world.  We must keep ourselves from judging someone we have never met. (on another personnal note, if we could simply stop judging everyone all the time, the world would be a much nicer place........)

     Quite honestly, it's the original auther who is really the interesting character here, no?  The psychologic proces that causes her to get into this boat.  How a young girl comes to inventing such an incredible life,  to help support the sad reality, the true story of the girl is absolutely passionating.  It seems that she was a resistant's daughter, who apparently betrayed his whole reseau under nazi torture, just to see her again.  Her real life deserved a movie, but it was too hard for her to support.  To be the daughter of a traitor, with deported parents, we can NEVER class the degree of suffrences, but both destinees are not to be jealoused.

     I've looked into the film and it's mystification, and i've found several echos to our work on the wild girl of Songy........

      First fact, the biography, History of a young savage girl found in the woods at the age of ten, is aslo subjet to doute,errors, and controversy.  The book is attribuated to Mme Hecquet, alias Marie-Catherine Homassel of her maiden name, then to Charles de la Condamine, or even to both authers.  Later, the age of the heroine is then put to question.  Mme Hecquet took notice of articles from the Mercure of  France printed in 1731, which gave Marie-Angelique the age of 18 at that time.
In the book, printed in 1755, a note mentions ; " this here must be an error from a copyist or the printer.  We know from the baptisme certificate in june of 1732 that she was given 11 years of age; and she must have been more formed than another child of this age; her temperment beeing forged from the hard life she lived, and beeing exposed continually to the the injures of open air.   To sum up, today in 1754, she seems to be no more than 33 or 34, even though she has had many long and repeated sicknesses."
      It is evident that Mme Hecquet could not have made such a huge error if she was able to consult Marie-Angelique's original baptisme certificate, on which the age falsification is flagrent.  Maybe she was just able to see certificate that had been done by an ecclesiastic.  Being a firm christian, it may have been more evident to this nice lady to think of a print error rather than that of a falsification by a clery member.
     BUT, can we not suppose that this mystification could have been volontary?  Did sensationalisme already exist in the 18th century?  
If we think of the way that certain "savages" or other people were dragged across Europe as fair attractions, if we look at certain writings like "Lettres Persans" ( which critisizes french society under cover of exotisme and that Motesquieu refused to attribuate to himself, leaving a doute to the authenticy of religious exchanges) etc, we are tempted to say YES.
The book was published in 1755 and seems to have been a big library success.....Did it not make it even more extrodonary that the title spoke of a savage child ?  Of a girl that was ten years old at the most?
    And if the "error" had been volontary, in what degree Marie-Angelique is complice to this?  Her memory was lacking, and it seems credible that after attaining a certain point of regression, she must have had a very perturbated mind.  The tale stays, after all, quite confused on many points, but she did recognise dolls wearing esquimo costumes, proof that her memory had kept some clear souvenirs.  Making a mistake of ten years on your proper age is extrodonary and troubling enough,  that we may ask the question.

vendredi 23 novembre 2012

work in progress


Aujourd'hui je vous montre une jolie accumulation de planches et en bonus mon espace de travail :)
Today you get to see a nice collection of illistrations, and as a bonus my work area :)

les planches en cours :
the boards in progress :





une partie du bureau avec quelques bouquins ...
part of the desk with a couple of books :


une double-page :
a double page :


ça commence à faire un bon tas de feuilles...
it's starting to make quite a stack of pages...


et j'en suis qu'au quart...
and I'm only to the quarter of it...

jeudi 15 novembre 2012

L'enfant sauvage de François Truffaut



L'Enfant sauvage
Réalisé par François Truffaut, scénario de Truffaut et Jean Grualt d'après Mémoires et rapport sur Victor de l'Aveyron du docteur Jean Itard.
France, noir et blanc, 1970

                              

     Tout d'abord, pardonnez-moi l'aspect un peu "brouillon" de cet article, je suis certaine que le net regorge d'analyses bien plus poussées et approfondies du film de Truffaut, là, je ne fais qu'en parler comme je le sens, assez spontanément et sans prétention.

     Victor de l'Aveyron est probablement le plus célèbre cas d'enfant sauvage alors qu'il fut découvert quelques décennies à peine après Marie-Angélique et que son histoire est moins intrigante de part sa réinsertion dans la société de son siècle.
     Il semble que sa renommée doive moins au rapport paru tardivement et rédigé par le docteur Itard qui l'a pris en charge peu de temps après sa découverte qu'au célèbre film de Truffaut qui s'est approprié cette histoire. Le réalisateur a fait le choix de ne traiter que de période durant laquelle Victor a vécu avec le docteur Itard. C'est donc ce dernier qui est le principal protagoniste de l'histoire, celui dont on connaît les pensées et les sentiments, les états d'âme, de l'espoir au découragement...

     Truffaut interprète lui-même le docteur Itard, éminent spécialiste des troubles de la surdité et du langage, pionnier de la psychiatrie de l'enfant, qui essaie, tout au long du film, d'inculquer le français à Victor. Devant l'incapacité ou le refus de l'enfant sauvage d'accéder au langage articulé, le docteur en vient à se demander s'il n'aurait pas mieux valu le laisser dans la forêt.

     A l'époque, la psychologie infantile, l'oto-rhino-laryngologie de même que l'étude de l'apprentissage de la langue n'étaient encore que balbutiantes mais, selon les orthophonistes, il semblerait qu'un enfant n'ayant pas appris à parler avant ses septs ans se retrouve quasiment dans l'incapacité d'apprendre ensuite à parler. Pour avoir atteint un tel niveau de régression, il est fort probable que Victor avait été abandonné avant ses sept ans.
     En effet, le docteur Itard le récupère en 1801, mais il semblait âgé d'une dizaine d'années lorsqu'il avait été aperçu dans la forêt en 1797 déjà dans un fort état d'ensauvagement.

     En dehors de l'apprentissage de la langue et des "bonnes manières", on voit dans le film que le docteur Itard finit même par douter des capacités de Victor à éprouver des sentiments "sociaux" telle la compassion, l'empathie, le respect, la justice. L'une des scènes les plus marquantes du long-métrage est, sans aucun doute, celle où le docteur soumet son jeune patient à une volontaire injustice pour le faire réagir.
     Il s'agit alors, non d'empêcher simplement le chapardage de nourriture comme on le ferait en éduquant son chat ou son chien, mais de faire comprendre à Victor pourquoi ce qu'il fait est acceptable ou non aux yeux de ses pairs. Pour qu'il apprenne à vivre en société non guidé par la peur de la punition et comme un petit animal bien dressé, mais avec toute son humanité et des capacités de raisonnement qui lui sont propres. 

(je ne spolie pas la scène pour les gens qui n'auraient éventuellement pas encore vu ce film, je ne l'ai vu moi-même qu'il y a peu, pour tout dire! )

     Derrière cette scène en particulier (et dans tout le film), il y a toutes les interrogations sous-jacentes que soulèvent les enfants sauvages : la légitimité de la société et de son formatage, les notions de moralité "naturelle" ou "acquise", le rôle de l'empathie dans la socialisation... Autant de thème très chers aux Lumières du XVIIIème siècle qui se sont prolongées lors du XIXème.

     Il est d'ailleurs intéressant de constater que c'est en 1970, 
après avoir lu un compte-rendu du livre du Dr Itard dans Le Monde, que  Truffaut réalise ce film... Juste après les évènements de mai 68 qui ont ravivé certaines de ces interrogations, qui ont questionné les fondements de la société, en ont remis en cause les carcans, qui ont vu éclore maints mouvements prônant le retour à la Nature. Ca n'est certainement pas un hasard si ce film a trouvé un tel écho auprès du public de l'époque et a été un tel succès.

     La symbolique de la fenêtre est également très présente dans le film. Connaissant un peu le réalisateur, ça ne peut pas être un hasard... On surprend souvent Victor à rêvasser, comme s'il voulait retrouver sa forêt car les exercices de stimulation intellectuelles que lui fait subir le docteur semblent proprement éreintant, davantage que ne l'était la récolte de glands et de racines à laquelle il s'adonnait dans la forêt. Mais entre sa chère forêt et lui, il y a maintenant cette vitre, transparente et pourtant bien palpable, qui établit une frontière entre lui et la Nature, parce que l'on veut le faire entrer dans "la société".
     Le docteur, lui, n'arrête pas de noter. Il fait grande utilisation de l'écriture et du langage qui lui sert à analyser ce qu'il se passe, à prendre du recul sur les expériences passées pour imaginer les nouvelles. Il est plongé dans un monde qui paraît totalement abstrait à Victor alors même qu'il tente d'éveiller "l'humanité" en lui à travers de multiples expériences sensorielles, persuadé que lorsque Victor connaîtra mieux son anatomie humaine, il parviendra à parler.
     Dans la scène finale, cette fenêtre jouera un rôle très important mais, là encore, je ne vais pas la démystifier.

     Au final, les cas de Victor et de Marie-Angélique sont super différents mais ils abordent beaucoup de thèmes semblables. Je dirai même que l'histoire de Marie-Angélique est beaucoup plus complexe puisque là où Victor vivra approximativement jusqu'à 40 ans soigné par gouvernante et pensionné, capable de se comporter correctement en public mais pas réellement intégré à la vie sociale, Marie-Angélique, elle, parviendra à prendre une place bien plus importante dans la société. Une place tout de même étrange et dérangeante puisqu'il était rare pour l'époque qu'une vieille femme vive seule et en parfaite indépendance.

     On se rend compte, en travaillant sur cette histoire, que chaque période de la vie de Marie-Angélique mériterait un livre ou un film à elle seule tant sa vie fut riche en thématiques fortes. 

jeudi 8 novembre 2012

La famille Courtemanche


Mme de Courtemanche qui a accueilli Marie Angélique avec son fils le commandant François Martel de Brouague et deux de ses filles Marie Louise et Marie Josèphe.

Design pas vraiment déf surtout pour Mme de Courtemanche.



The Courtemanche Family
Mrs. Courtemanche, who welcomed Marie Angelique, with her son the Major Martel of Brouague, and his two daughters Maire Louise and Marie Josèphe.

This is not really definitive, especially for Mrs. Courtemanche.

jeudi 1 novembre 2012

C'est la Toussaint

Aujourd'hui, c'est férié!
Alors pas de vrai post, désolée. ^__^

Bonne fêtes à tous les saints et à tous, demain, on honore nos morts mais la Toussaint c'est une fête!


All Souls Day

Today is a holiday!!!!
So no real posts, Sorry ^_^
A great holiday to all the saints, and everybody else.  Tommorrow we honor the decesed, but it's still a celebration!

jeudi 25 octobre 2012

Exposition "Saint-Memmie qui es-tu?"


     Reportage vidéo sur le vernissage de l'exposition "Qui es-tu Saint Memmie?" organisée par la paroisse de Saint-Memmie du 13 au 20 ocotbre 2012 à la Chapelle Culturelle.
     A cette occasion, nous avons présenté le projet de bande dessinée sur Marie-Angélique Memmie Leblanc, la Fille sauvage de Songy, avec exposition de quelques planches, un portrait couleur de l'héroïne et une illustration de son baptême.


C'est fait sans prétention, caméra au poing, juste pour vous donner un petit aperçu de l'expo et du vernissage.


PS : Quand je dis  "on est deux à faire l'histoire", je voulais bien sûr parler de Jean-David et moi, désolée pour la méprise orale, mais t'en fais pas, tout est bien expliqué sur les panneaux écrits que j'ai d'ailleurs filmés ;-) 

vendredi 19 octobre 2012

Exposition à Saint-Memmie






Un grand merci à Odile et Sylvie Nizet , Hélène et Bernard Hatat qui nous ont si gentiment accueilli à Saint Memmie près de Châlons-en-Champagne. Nous participions à une exposition sur Saint-Memmie , saint patron de cette ville car Memmie est le deuxième prénomde Marie-Angélique. Nous remercions aussi toutes les personnes rencontrées à cette occasion pour leur enthousiasme envers notre projet.

Nous exposions quelques planches, des croquis , et un portrait mis en couleurs de Marie-Angélique. 

Suite aux conversations, nous nous sommes rendues compte que l'histoire de la fille sauvage de Songy est connue du coin mais pas de façon exacte, de vagues échos venus d'un lointain passé.  Dans un an et demi on pourra leur fournir une histoire un peu plus étoffée . 

La semaine prochaine, nous posterons un petit reportage vidéo sur cette exposition. En attendant, les gens du coin peuvent aller la voir jusqu'au 20 octobre à la Chapelle Culturelle de Saint-Memmie, derrière la mairie.

jeudi 11 octobre 2012

The Woman de Lucky McKee



     Aujourd'hui, on inaugure une nouvelle rubrique!
Je vais vous parler de certaines oeuvres de fiction ciné, télé ou littéraires, abordant des thèmes proches de ceux de Marie-Angélique, la Fille sauvage de Songy.

     Ce film américain, The Woman, met en scène un père de famille qui capture une femme sauvage dans la forêt et la ramène chez lui dans l'intention de la "civiliser".
     Alors évidemment, le thème de "le plus sauvage n'est pas celui qu'on croit" est vraiment pas nouveau, de même que le principe du vernis de la petite famille idéale américaine qui s'effrite de plus en plus. Mais disons que le film le traite d'une façon assez sympathique, notamment par sa mise en scène et un certain décalage entre les images et la musique.
     Ici, même si le père s'avère des plus pervers et sadique et qu'il entraîne son fils sur son sillage, on ne peut pas dire non plus que la femme sauvage correspond à ce mythe du "bon sauvage" cher  à certaines littératures.
     On ne sait rien d'elle, de son passé, de son histoire, comment elle en est arrivée là, quels traumatismes elle a pu subir... On ne voit que le résultat et le dénouement nous démontre qu'elle est capable de bestialité et d'une violence assez extrême. Cela dit, vu ce qu'elle vient de subir, on apparentera plus cela à de la vengeance type Beatrix Kido qu'à des instincts primaires agressifs.

     Je ne vous spoile pas la fin, il y a une petite surprise bien dans le thème! ;-)

La bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=gJGEgeHOa4c


     Evidemment, cette femme sauvage et son histoire n'ont vraiment pas grand chose en commun avec notre héroïne mais c'est intéressant de voir comme ce thème peut être traité de mille façons différentes.

samedi 6 octobre 2012

les filles


Une petite recherche qui date un peu  mais qui peut donner une idée de deux persos principaux .

jeudi 20 septembre 2012

recherches de persos masculins








On avance on avance, en clean juste le trait, nous en sommes à la page 40 . Je prendrai bientôt des photos de l'atelier , pour montrer mon bord ... euh ma doc, les dessins, les planches etc etc .

jeudi 13 septembre 2012

Pas de panique!

     Non, pas de panique, ceci n'est pas un extrait de la bande dessinée mais, juste pour aujourd'hui, c'est la scénariste qui dessine!
     Pour mon plaisir, éviter les tartines de textes et reprendre le blog en douceur. ^__^
Quand on est quand même l'un des auteurs de la BD, est-ce qu'on appelle tout d'même ça un "fanart" du coup..?
Bref, sans prétention aucune, voilà ma version de Marie-Angélique à l'état sauvage.
(avec des branches dans son dos qu'on dirait des ailes, je crois que j'ai trop regardé "Larme Ultime" pendant que je dessinais ceci...)


jeudi 6 septembre 2012

quelques robes


Petites recherches vestimentaires pour ces dames de la Cour , la robe du milieu est anglaise, enfin surtout la coiffure.

jeudi 16 août 2012

C'est les vacances!

Pas qu'on cesse de bosser sur la BD, mais on va laisser le blog en suspens durant le mois d'août!
On vous donne RDV à la rentrée! ^__^


jeudi 2 août 2012

Château de Songy, Marne, 1731

     Aujourd'hui, un dessin de recherche pour château de Songy tel qu'on peut imaginer qu'il était au XVIIIème siècle.
     Finalement, il y aura quelques petites différences dans la version qui apparaîtra dans la bande dessinée, un peu plus basée sur les vestiges que l'on a pu photographier dans le village.

jeudi 26 juillet 2012

Marie-Angélique et la médecine


     Même si le XVIIIème siècle a vu quelques avancées en terme de soins et de médecine, c'est surtout le XIX ème qui  a connu une vraie révolution. 
     Les théories ne manquaient pas au siècle des Lumières mais les progrès de la chimie et la technologie des instruments ne permettaient pas encore de comprendre la plupart des mécanismes biologiques, de sorte que, malgré de nouvelles connaissances et malgré l'Académie Royale de chirurgie fondée par Louis XV en 1731 et qui a permis l'expansion de certaines pratiques chirurgicales, la pratique de la médecine restait, elle, encore assez proche de celle du Moyen-Age. Les premiers essais d'inoculation, les prémices de la vaccination, ont aussi eu lieu à cette époque. Ce qui n'a pas empêché Louis XV de mourir de la petite vérole, alias variole, puisque le procédé ne s'est généralisé qu'ensuite.
     La Condamine, qui a rencontré Marie-Angélique et a probablement participé au livre écrit sur elle en 1755, a d'ailleurs beaucoup vanté les mérites de l'inoculation à l'Académie des Sciences.


     Quoiqu'il en soit,au XVII ème siècle comme au début du XVIII ème, on avait encore tendance à pratiquer la saignée comme une sorte de remède miracle bien que la pratique ait été très controversée par la suite et qu'elle ait presque disparue en même temps que d'autres connaissances remplaçaient la "théorie des humeurs" en cours depuis l'Antiquité.
     On croyait en effet que quatre "humeurs" étaient à l'oeuvre dans le corps humain et qu'on pouvait les rééquilibrer par de la nourriture, des exercices physiques, des purgatifs, des diurétiques ou des saignées.

"De tous les moyens propres à rétablir et à conserver la santé, il n'en est point plus généralement utile qu'un usage et éclairé de la saignée. Mon dessein est de montrer quelles sont les circonstance où une évacuation de sang est nécessaire , et les précautions avec lesquelles on doit l'employer. Ainsi je passerai en revue la plupart des maladies , puisqu'il n'en est peut être aucune où l'on ne puisse avoir occasion de pratiquer la saignée , soit générale , soit locale."

 Gaspard Vieusseux - De la saignée, et de son usage dans la plupart des maladies, 1815


     Les saignées étaient pratiquées soit à l'aide de sangsues soit à l'aide d'une lancette, petit instrument utilisé pour des incisions.
     Jugeant que Marie-Angélique avait "le sang trop sauvage", on a pratiqué de nombreuses saignées sur elle, pour tenter de "calmer ses humeurs", au sens littéral du terme. 
      Lors des saignées, les quantités de sang prélevées étaient parfois faramineuses et pouvaient être fatales, a fortiori lorsqu'elles étaient abondamment pratiquées sur des femmes enceintes!
     Ajoutez à cela que notre héroïne a eu le plus grand mal du monde à se réhabituer à une nourriture cuite et qu'elle avait développé une intolérance au gluten à force d'en être privée, vous comprendrez que les "bonnes" intentions des médecins de l'époque ont bien failli lui coûter la vie.

vendredi 20 juillet 2012

recherches persos 03

Hop hop difficle de tenir le rythme, l'élaboration de la bd nous prend tout notre temps,
alors pour meubler un peu quelques recherches de persos encore


jeudi 12 juillet 2012

recherches persos 02



Voici quelques recherches pour des nobles, le vicomte et la vicomtesse  qui habitaient dans le château de Songy. 



jeudi 5 juillet 2012

Petits secrets de fabrication

     La semaine dernière, vous avez vu toutes les étapes de dessin d'une page. Il manquait encore l'étape du processus de travail qui montre comment on passe du scénario à la page.
     Voici comment on présente nos découpages Jean-David et moi :


 A partir de ça, Gaëlle nous présente donc son SB en croquis rapide, en l'occurrence :

     Sur cette base, on discute des toutes les choses à changer, affiner les dialogues parfois, fusionner certaines cases ou développer une action davantage, l'agencement et la taille des cases... Bref, c'est l'étape de toutes les discussions entre nous trois et le moment où l'on fixe vraiment les choses. Mais en général, y a quand même pas des masses de choses à modifier. Ici par exemple, on a juste rétréci la hauteur de la première bande.
      Le découpage n'est pas quelque chose de figé et d'immuable dans nos têtes et Gaëlle fait maintes petites trouvailles de mise en scène graphique et de cadrages comme cette deuxième bande par exemple dont les cases sont dans la continuité et qui n'était pas écrit à la base. Les suggestions de cadrages peuvent parfois être + précises, ça dépend vraiment des scènes, l'idée c'est surtout que tout reste ouvert à discussion entre nous pour le bien de la BD!

     Et juste pour le plaisir, puisque Gaëlle a déjà montré toutes les étapes la semaine dernière, je vous mets tout de même la planche finale!


jeudi 28 juin 2012

Les coulisses bis


Afin de poursuivre la thématique de la semaine dernière voici un petit WIP  de la page 6
En premier le rough (que je fais sous Photoshop)

 Puis le crayonné

Et le def au critérium 


La prochaine étape serait la couleur mais je ne l'ai pas encore abordée.

jeudi 21 juin 2012

Dans les coulisses...

     Sur le blog, vous avez un petit aperçu du travail de recherches que l'on fait pour notre BD, pour les faits de la vie de Marie-Angélique mais surtout pour l'aspect visuel, les bâtiments, les costumes, bref, les détails historiques divers.
     Evidemment, on va faire de notre mieux, en recoupant plusieurs sources (c'est toujours préférable) mais on a pas la prétention d'être infaillibles. Peut-être qu'il y aura, malgré nos efforts, des erreurs historiques que les spécialistes pourraient remarquer. Mais au-delà de ça, il y a aussi des tas de choses avec lesquelles on doit consciemment composer.

     Par exemple, les dialogues... On a tous une certaine idée de la façon dont doivent s'exprimer les nobles du XVIIIème siècle, on leur prête le langage de Laclos, Voltaire, Diderot, Sade et j'en passe, véhiculé également dans les films traitant de cette époque.
     Ca, c'est assez facile à imiter. Même si notre pauvre dessinatrice doit composer les pages avec des tartines de dialogues, du coup! (j'ai dit que vous entreriez un peu dans les coulisses aujourd'hui!).
     Mais pour les paysans... C'est beaucoup plus problématique! On se rend bien compte qu'à une époque où l'école et l'enseignements restent des privilèges et les langues régionales on ne peut plus vivantes, les paysans ne parlaient pas tous la même langue dans tout le pays. Et que la plupart de nos contemporains ne comprendraient quasi rien si nos paysans champenois parlaient dans la BD comme dans la réalité de l'époque.
     Alors il faut faire un choix ; en toute connaissance de cause, transcrire l'esprit de la situation en sachant bien que c'est une trahison des faits. En l'occurrence, on décide de glisser quelques mots de patois marnais et de leur attribuer un langage familier mais plutôt contemporain.

     Dans l'histoire de Marie-Angélique elle-même, il y a bien des moments où nous manquons d'informations, où nous en recueillons de contradictoires et puis il y a un souci de dramaturgie, il faut que cela reste toujours intéressant, il faut que la densité de narration ait une certaine logique etc. Alors là aussi, il y a des choix à faire. C'est parfois sciemment que nous allons recouper des éléments, condenser des évènements ou au contraire broder autour d'un blanc, inventer "notre" Marie-Angélique en quelque sorte, sans aspiration à restituer une vérité historique indiscutable mais plutôt donner notre version de l'histoire, notre vision du personnage, restituer ce qui nous a le plus marqués, encore une fois, tenter d'être fidèle à l'esprit sinon aux faits.

     Et on espère surtout que ça donnera une bonne BD!

jeudi 14 juin 2012

Séance d'habillage pour ces messieurs





Du côté de ces messieurs , c'est plus simple nul besoin de quelqu'un pour s'habiller ! L'on remarquera  que ça allait aussi plus vite.

For the men, it is so simplier than for women to dress up ! No need of someone else and it was also more quick .







































Suivant l'époque et le niveau social ce jeune homme se maquillera de fard blanc ou non ...mais c'est une autre partie .

Following the time and the social level this young man will make up with white powder or not. But this is another part of the story ...

jeudi 7 juin 2012

Chalons en Champagne


     La semaine dernière, nous vous avons présenté Songy, le village où Marie-Angélique a été capturée. Lors de notre repérage en Champagne, nous nous sommes également rendus à Chalons en Champagne, anciennement Chalons sur Marne car notre héroïne y a passé une grande partie de sa vie.

    Elle a en effet été transférée à l'Hospice Saint-Maur avant de vivre dans divers couvents. Malheureusement, il ne reste pas grand chose des bâtiments où elle a pu résider.



     Last week we introduced you Songy, village where Marie-Angélique was catched.  In our tracking in Champagne, we also went to Chalons en Champagne, Chalons sur Marne formerly, because our heroine has spent a huge part of her life.

     She was transfered in Hospice Saint-Maur before living in couvents. Unfortunately there is not much left of the buildings where she could reside.


   Alors bien sûr, nous avons trouvé la cathédrale St Etienne tous seuls comme des grands mais pour la suite, nous avons eu un guide touristique de choix en la personne d'Aurélie Pouchet, agent du Patrimoine, ainsi que d'Olivier Husson, qui nous a guidés à travers les ruelles que Marie-Angélique a pu arpenter, celles où l'on trouve encore aujourd'hui les maisons qui étaient là au XVIIIème siècle.

    Of course we found the Cathedral of St. Etienne on our own but then we had a great tour guide in the person of Aurélie Pouchet, Heritage Officer, and Olivier Husson, whose guided us through the streets as Marie-Angelique was able to walk, those where there are still houses that were there in the eighteenth century.

     La cathédrale été munie de flèches à la fin du XVIIème mais elles ont été détruites au XIXème. Notre héroïne aura donc connu cet édifice sous un autre aspect mais au XXIème siècle nous devrons nous contenter de la version tronquée jugée plus cohérente.  Restent les magnifiques arches et vitraux.

     The cathedral was equipped with arrows at the end of the seventeenth, but they were destroyed in the nineteenth. Our heroine had known this building in another aspect. At the XXI century, we will have only the truncated version was considered more consistent. Remain the magnificent arches and stained glass.




(un petit JD est caché dans cette image...)
(a little JD is hiden in this picture...)



     Il semble que l'une des célébrations exceptionnelles données dans cette cathédrale ait beaucoup marqué notre héroïne. Les choeurs s'élevant dans une cathédrale ou une basilique, les lumières resplendissantes des vitraux, tout cela doit donner aisément une impression de divin...

     It seems that one of the special celebrations given in this cathedral has greatly influenced our heroine. The rising chorus in a cathedral or a basilica, the glittering lights of the windows, all this should easily give an impression of divine ...



     L'habitat traditionnel était donc constitué de maison à pans de bois aussi appelées "colombage". Beaucoup de façades ont été recouvertes de plâtre pour leur donner un aspect plus luxueux. Actuellement, beaucoup sont redécouvertes et réhabilitées au titre du patrimoine architectural.


     Malheureusement, entre la Révolution et les guerres mondiales, la région a beaucoup souffert et nous avons peu de vestiges des bâtiments précis où a séjourné Marie-Angélique. Plus d'informations dans un prochain post!
     Quelques documents comme des plans ou des gravures sont disponibles sur le site des Archives de la Marne.Comme les reproductions, même numériques, ne sont pas autorisées gratuitement, j'invite ceux d'entre vous qui seraient intéressés à consulter les images directement sur leur site.


     Traditional housing was therefore made ​​of wood-framed house. Many facades were covered with plaster to make them look more luxurious. Currently, many are rediscovered and rehabilitated under the architectural heritage.

      Unfortunately, between the Revolution and World Wars, the region has suffered a lot and we have few remains of buildings where Marie-Angelique precisely lived. More in the next post!         

     Some documents like drawings or prints are available at the Archives of Marne. Because reproductions, even digital, are not allowed for free, I invite those of you who are interested in viewing images directly go on their site.


Un grand merci à Aurélie et Olivier!


[photos de/pictures by Aurélie Bévière, Gaëlle Hersent et Jean-David Morvan]

jeudi 31 mai 2012

La fille sauvage de Songy

     En attendant de pouvoir peut-être aller en reportage au Canada et dans le Wisconsin, nous sommes déjà allés faire un peu de repérage moins loin de chez nous, à Songy, dans la Marne!
(enfin, disons que c'est tout près de là où vit mon cher co-scénariste! ^^ )

     Le village a évidemment beaucoup changé depuis qu'elle y a séjourné mais il en reste l'église du XIIème siècle près de laquelle elle a été capturée.



     Marie-Angélique est restée une célébrité dans le coin, dans le village de Songy où elle a été trouvée en 1731 mais aussi dans les alentours, à Saint-Memmie par exemple, village qui porte le nom du même évêque sanctifié qui a donné son deuxième prénom à notre héroïne via son parrain,  Memmie Le Moine, administrateur de l'hôpital de Saint-Maur.
     Même si on y connaît pas forcément toute son histoire, la "Fille sauvage" fait encore parler d'elle, le soir au coin du feu... euh... du radiateur...
     La statue érigée près de l'église en atteste. Une statue au profil très... heum... "greco-romain" dont le design de la bande dessinée ne s'inspirera pas, compte-tenu des origines réelles du personnage. ^__^






     Quelques vestiges du château sont également visibles. Il ne subsistait a priori que les pigeonniers et le bâtiment a été reconstruit pour servir de ferme.





     En nous baladant aux alentours, nous sommes tombés sur un château du XVIIème siècle vraiment tout près de Songy. On peut supposer que le château du Vicomte d'Espinoy où vécut Marie-Angélique pouvait lui ressembler.



     Les marais où elle aimait tant se réfugier ont été en grande partie asséchés mais "l'île de la fille sauvage" est encore discernable bien qu'elle doive avoir à présent un aspect bien plus "domestiqué" qu'à l'époque.



    On vous donne rendez-vous jeudi prochain pour la suite de nos explorations!


[Photos de Jean-David Morvan, Gaëlle Hersent et Aurélie Bévière]